Ghislaine Petit-Volta / Arnaud Petit
CENTQUATRE-PARIS - Salle 400
samedi 18 septembre 2021 - 17:00
"Orbis" pour harpe augmentée
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"Orbis" : un voyage dans les mémoires du monde

« Orbis », du compositeur Arnaud Petit, est une œuvre commandée spécifiquement par Jakez Francois (président des Harpes Camac) afin de rassembler dans un même élan créatif des compétences scientifiques, industrielles et artistiques.

Technologiquement, « Orbis » se présente sous la forme d’une œuvre qui aborde plusieurs problématiques liées à la relation instrument/machine/algorithme, notamment l’exploration d’une interaction entre l’instrument réel et un instrument, double virtuel modélisé. L’exploration de modes de jeux de harpe dans des configurations peu communes ou impossibles dans la réalité , a permis de dégager aussi des champs d’expression originaux. Comment un instrumentiste peut aujourd’hui étendre son domaine de maitrise précise de phénomènes sonores à la fois nouveaux mais en même temps procédant de l’extension contrôlée de son nouvel instrument , c’est là un des enjeux d’« Orbis ». De la même manière qu’au XIXe siècle, l’évolution de la facture du piano a transformé la nature de la musique créée pour celui-ci.

Sur le plan artistique « Orbis » se présente aussi comme une sorte de voyage, d’une humanité observant le monde depuis l’antiquité jusqu’aujourd’hui. « Orbis » met en rapport des éléments de récits enregistrés avec les éléments sonores et musicaux, de manière à ce que cette pérégrination forme une épopée démultipliée, distancée et insolite.


Arnaud PETIT : composition musicale

Ghislaine Petit-Volta : harpe électrique augmentée

James Léonard et Jérôme Villeneuve : recherche et conception informatique pour la cellule ANIS du GIPSA-Lab de Grenoble

Jakez François : conception et fabrication de la harpe électrique augmentée

Jean-Philippe Lambert : recherche et développement de la harpe électrique augmentée



Ghislaine Petit-Volta :

Ghislaine Petit- Volta a étudié la harpe avec Brigitte Sylvestre, Pierre Jamet, puis Gérard Devos au CNSM de Paris (1er Prix de harpe en 1981, 1er Prix de musique de chambre en 1982 avec Christian Lardé). Titulaire du Certificat d’Aptitude, elle enseigne au CRR de Paris, au Pôle supérieur Paris Boulogne-Billancourt et au CNSM de Paris (département de pédagogie).

Sollicitée régulièrement par les grands orchestres de 1977 à 2002 (Opéra de Paris, Orchestre National de France, Orchestre Philharmonique, Ensemble Orchestral de Paris, Ensemble Intercontemporain, Berliner Philharmoniker…), elle a travaillé notamment sous la direction de chefs tels que Lorin Maazel, Sir Georg Solti, Seiji Ozawa, Riccardo Muti, Pierre Boulez ou encore Simon Rattle.

Actuellement elle se produit essentiellement en musique de chambre, avec notamment le Trio Antara, et en soliste en France et à l’étranger (Corée, Japon, Taïwan, Chine, Angleterre, Maroc, Suisse…). Ouverte à toutes les formes d’expression, elle participe à de très nombreuses créations et a collaboré avec des compositeurs contemporains comme John Cage, Ton-That Tiêt, Claude Prey, Félix Ibarrondo, Eryck Abécassis, Jean-Marc Singier, Favio Daiban, Peter Eötvös, Graciane Finzi, Martin Matalon…

Elle expérimente également l’univers du théâtre musical dans le spectacle « Rechants du mal aimé » avec l’ensemble « Choeur en Scène ».

En 1990, elle a écrit pour ARTE un téléfilm sur Pierre Jamet, «Pierre Jamet, un siècle de harpe », réalisé par Michka Gorki. Ghislaine Petit-Volta a réalisé des enregistrements discographiques dans des domaines variés qui vont de la musique médiévale, chez « Harmonia Mundi », au répertoire contemporain sous la direction de Pierre Boulez, chez « Deutsche Grammophon ». Elle vient de sortir un CD en hommage à Rameau chez « Suoni e Colori ».

Nombre de ses élèves ont réussi les concours d’entrée des grandes écoles (CNSM de Paris, de Lyon, Lausanne, Bruxelles, Julliard School, Curtis…) et les concours internationaux (Israël, Bloomington, Laskine, Godefroid, Londres…). Elle donne également des master-classes en France et à l’étranger (Corée, Japon, Angleterre Belgique, Suisse…).

Ghislaine Petit-Volta est également à l’origine de « l’Odyssée de la harpe », festival de création contemporaine autour de la harpe électroacoustique qui se déroule à Bourg-la-Reine, ainsi que co-directrice du concours de harpe parisien Collegium21.

Distribution
Ghislaine Petit-VoltaHarpe

Ghislaine Petit-Volta a étudié la harpe avec Brigitte Sylvestre, Pierre Jamet, puis Gérard Devos au CNSM de Paris (1er Prix de harpe en 1981, 1er Prix de musique de chambre en 1982 avec Christian Lardé). Titulaire du Certificat d’Aptitude, elle enseigne au CRR de Paris, au Pôle supérieur Paris Boulogne-Billancourt et au CNSM de Paris (département de pédagogie).

Sollicitée régulièrement par les grands orchestres de 1977 à 2002 (Opéra de Paris, Orchestre National de France, Orchestre Philharmonique, Ensemble Orchestral de Paris, Ensemble Intercontemporain, Berliner Philharmoniker…), elle a travaillé notamment sous la direction de chefs tels que Lorin Maazel, Sir Georg Solti, Seiji Ozawa, Riccardo Muti, Pierre Boulez ou encore Simon Rattle.

Actuellement elle se produit essentiellement en musique de chambre, avec notamment le Trio Antara, et en soliste en France et à l’étranger (Corée, Japon, Taïwan, Chine, Angleterre, Maroc, Suisse…). Ouverte à toutes les formes d’expression, elle participe à de très nombreuses créations et a collaboré avec des compositeurs contemporains comme John Cage, Ton-That Tiêt, Claude Prey, Félix Ibarrondo, Eryck Abécassis, Jean-Marc Singier, Favio Daiban, Peter Eötvös, Graciane Finzi, Martin Matalon…

Elle expérimente également l’univers du théâtre musical dans le spectacle « Rechants du mal aimé » avec l’ensemble « Choeur en Scène ».

En 1990, elle a écrit pour ARTE un téléfilm sur Pierre Jamet, «Pierre Jamet, un siècle de harpe », réalisé par Michka Gorki. Ghislaine Petit-Volta a réalisé des enregistrements discographiques dans des domaines variés qui vont de la musique médiévale, chez « Harmonia Mundi », au répertoire contemporain sous la direction de Pierre Boulez, chez « Deutsche Grammophon ». Elle vient de sortir un CD en hommage à Rameau chez « Suoni e Colori ».

Nombre de ses élèves ont réussi les concours d’entrée des grandes écoles (CNSM de Paris, de Lyon, Lausanne, Bruxelles, Julliard School, Curtis…) et les concours internationaux (Israël, Bloomington, Laskine, Godefroid, Londres…). Elle donne également des master-classes en France et à l’étranger (Corée, Japon, Angleterre Belgique, Suisse…).

Ghislaine Petit-Volta est également à l’origine de « l’Odyssée de la harpe », festival de création contemporaine autour de la harpe électroacoustique qui se déroule à Bourg-la-Reine, ainsi que co-directrice du concours de harpe parisien Collegium21

Arnaud PetitComposition musicale

Né en 1959, Arnaud Petit étudie la composition notamment
au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris avec
Pierre Schaeffer, Guy Reibel, et par ailleurs avec Luciano Berio.
Il étudie la direction d’orchestre auprès de Jean-Pierre Marty puis
Pierre Boulez, l’informatique musicale avec Bénédict Mailliard.
Il compose et enseigne de manière permanente à L’IRCAM de
1982 à 1991, et est professeur au CNSM de Paris de 1988 à 1991,
ainsi que visiting scholar à l’université de Stanford en Californie
en 1988. Ancien Pensionnaire de l’Académie de France à Rome,
Villa Médicis (1991-93), il a reçu des commandes de la part de
nombreux ensembles, institutions et festivals ( Etat Français,
Etat Italien, Ircam, Fondation Gan, Fondation Beaumarchais,
Fondation orange, Sacem, Roma Europa, Radio France, ainsi que
plusieurs compagnies ou orchestres tels EIC, Itinéraire, 2e2m,
Quatuor Manfred, Quatuor Ysaïe, Quatuor Sine nomine, trio
Antara, Orchestre National d’Ile de France, Orchestre de Palerme,
Divertimento Ensemble, orchestre Les Siècles, Percussions-
Claviers de Lyon, parmi d’autres). Il s’est intéressé à diverses
formes musicales, avec une prédilection pour la relation de la musique au récit (notamment le cinéma , l’oratorio et l’opéra). Après « La Passion de Jeanne d’Arc », avec le film de K.T.Dreyer, produit par Patrice Chéreau en 1988 au théâtre des amandiers de Nanterre, son premier opéra/film « La Place de la République », fut créé au Centre Pompidou avec l’Ircam et l’EIC en 1991. En 2001, il lui fut commandé un vaste oratorio avec dispositif électronique afin de marquer le bimillénaire en la cathédrale de Reims. « Cantatrix Sopranica L. », d’après Georges Pérec, créé en 2006 à l’opéra de Reims, a fait l’objet d’une tournée en Europe. « Concertino nervoso »
, pour percussions et dispositif informatique, et son développement avec orchestre « nervoso » , en partie réalisés cours d’une résidence à l’université McGill de Montréal , a été créé en 2012.
En 2010 ont été créés « XIII organa » et « V sprechtück » , pour voix et dispositif électronique, par les « Neue Vocal Solisten » de Stuttgart. « La bête dans la jungle », opéra d’après Henry James, a été créé en 2011 par l’orchestre « les siècles » dirigé par François-Xavier Roth.

Depuis, ont été créées « Rê » , « Atoum », « Sous le ciel », au festival Banlieues bleues, ainsi qu’une adaptation orchestrale du « bucher d’hiver » de Prokofiev par l’orchestre « les siècles » mis en scène par Hedi Tillette de Clermont Tonnerre.
En 2016, « Halla San », récit musical d’après Nicolas Bouvier, a été créé au théâtre de la ville par les Percussions Claviers de Lyon avec Didier Sandre, et primé par « France Festival ».

Son opéra technologique « I.D. », écrit avec Alain Fleischer , en collaboration avec le CIRMMT, l’IRCAM, l’INRIA , le théâtre omnibus et « le fresnoy centre national » , a été créé au Théâtre du Nord en octobre 2017; ainsi qu’une œuvre en collaboration avec le cosmologiste Jean-Philippe Uzan de l’Institut Henri Poincaré et A. Fleischer pour l’exposition « le rêve des formes » au Palais de Tokyo à Paris. Il travaille par ailleurs au projet intitulé « memories » , réflexion musicale et dramatique sur la problématique de « fin de vie » contemporaine, qui sera créé au théâtre du Beauvaisis en avril 2020 avec « les siècles ».

Il a été distingué par plusieurs prix et résidences ( Lauréat Lavoisier du ministère des affaires étrangère, Académie de France à Rome Villa Médicis, McDowell fellow (USA), Music Theatre Now de l’International Theatre Institute (Unesco, Berlin)).
Il a été artiste et professeur invité au Fresnoy , studio national, en 2015 et 2016. Il est en 2018-2020 compositeur en résidence auprès de l’orchestre « les siècles » de François-Xavier Roth.

Sa récente conférence au collège de France (2018) a paru aux éditions du seuil.
Son opéra « la bête dans la jungle », d’après Henry James (livret de Jean Pavans), sera donné à l’opéra de Cologne en 2021-22.
Ses œuvres sont éditées par « le chant du monde/harmonia mundi ».

James LeonardRecherche et conception informatique

James Leonard est un musicien, artiste sonore et chercheur en Arts Numériques / Informatique Musicale. Ses travaux de recherche (menés au sein de la cellule ANIS de GIPSA-Lab) mêlent modélisation physique pour la synthèse sonore et technologies d’interaction expressive entre humain et machine dans le cadre de la création artistique. Ses centres d’intérêt artistiques questionnent le rapport aux technologies numériques dans la création collective émergente (via le projet Orcæ) et il produit régulièrement des disques (dans des registres allant du métal à la musique expérimentale) via le studio nomade d’ingénierie du son Plastic Lobster Studios.

Il intervient dans le projet Orbis en tant que concepteur de la simulation physique de harpe ainsi que du système de co-articulation en temps réel de la performance entre instrumentiste virtuel et instrument virtuel, mais également en tant qu’interprète des éléments électroniques de la pièce.

Jérôme VilleneuveRecherche et conception informatique
Jean-Philippe LambertRecherche et développement de la harpe électrique augmentée

Après des études scientifiques et musicales, accompagnées d’une formation aux techniques du spectacle vivant, il a effectué son projet de fin d’études à l’Ircam à la fin du siècle dernier. Depuis, il collabore régulièrement aux travaux de l’Ircam, en tant que chargé de recherche et développement, avec les équipes Temps-Réel, Analyse-Synthèse, Interactions Son Musique Mouvement et Espaces Acoustiques et Cognitifs.

Ses intérêts sont multiples, favorisent les collaborations variées et se cristallisent dans ses travaux d’interactions multimodales : son, musique, geste, image et lumière.

Il crée des lumières, des musiques, des interactions, des instruments, des logiciels et des vidéos pour des performances, des concerts, des films et des installations. Il a collaboré notamment avec Pulx - Elsa Decaudin, The Bakery / Ballet of Difference - Richard Siegal, Aki Ito, le collectif des Esprits Solubles, Bastien Defives, Michel Véricel,
Premier Acte - Sarkis Tcheumlekdjian, Roland Cahen, Sunday Machine et la démission particulière. Ses installations ont été présentées dans différents lieux (Stift Admont, Baikado, Centre Pompidou, Musée du Quai Branly, Scopitone, la Villette, ZKM). Il a participé à de nombreux événements artistiques internationaux en tant que créateur, directeur technique ou interprète (Avignon, Berlin, Jerusalem, Kiev, Hambourg,

Liège, Lyon, Marseille, Montréal, Munich, Ruhr, Paris, Vilnius, Yamaguchi).

Il a rejoint Jakez François pour la dernière incarnation de la harpe électrique augmentée. Il a entièrement conçu et réalisé le système transcrivant à la volée le jeu instrumental en notes et contrôles.

Jakez FrançoisConception et fabrication de la harpe électrique augmentée

Les Harpes Camac, sous l’impulsion de leur actuel Président Jakez François, font aujourd’hui plus que jamais rimer Passion avec Création. Facteur entièrement dévoué aux harpistes, Jakez François s’applique à les accompagner tout au long de leur carrière en participant à chaque évènement du monde de la harpe. Harpiste de formation, il connaît parfaitement les besoins et les aspirations des harpistes. Il s’attache tout particulièrement à réaliser les instruments les plus adaptés à leurs attentes musicales.

Les dernières créations des Harpes Camac font rimer musicalité avec diversité. En effet, la créativité des Harpes Camac s’exprime dans des registres aussi variés que la harpe rock avec la DHC (pour la harpiste américaine Deborah Henson-Conant), la harpe historique avec la Telenn Kadiou (pour le harpiste breton Dominig Bouchaud), la harpe colombienne avec la EC Llanera (pour le harpiste colombien Edmar Castaneda), la harpe irlandaise avec la Janet (pour la harpiste irlandaise Janet Harbison), la harpe celtique Stivell (pour le célèbre harpiste breton Alan Stivell), mais aussi dans l’innovation avec la harpe électronique augmentée ou la réinterprétation du style Empire avec l’Elysée, véritable hommage aux harpes du XIXème siècle de la Maison Erard.

La harpe électrique augmentée de Camac est la première harpe capable de contrôler un ordinateur, et ouvre des possibilités fantastiques aux musiciens et aux compositeurs. Elle peut sonner comme n’importe quel instrument, contrôler des synthétiseurs, des lumières et de la vidéo. La harpe électrique augmentée Camac est le fruit de nombreuses années de recherche et de développement. Elle a permis à la harpe d’entrer pleinement dans la musique du XXIe siècle, et a reçu le prix Qwartz Max Mathews 2011, pour l’instrument le plus innovant technologiquement.