Billetterie
Electrosounds
CENTQUATRE-PARIS - Salle 400
vendredi 22 novembre 2019 - 20:30
Immersion digitale et numérique
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A propos

Pour cette seconde soirée dans l’univers du Festival INNOVASOUND, place à la richesse des gestes sonores vibrants sur des cordes venues d’autres corps.

En plaçant l’ouvrage sur des métiers nouveaux, les créateurs et créatrices de notre temps ouvrent la voie vers des réflexions profondes en suivant la piste de propositions qui se dégagent des contraintes physiques de notre monde.

Le présent programme se saisit des univers de trois artistes questionnant le Temps et son agogique.

D’abord le Temps de la créativité et de son origine matricielle avec l’artiste multi-instrumentiste eRikm, qui, fort de matériaux issus de ses travaux précédents, se saisit de la liberté à laquelle invite l’improvisation pour forger une œuvre de l’instantané.

Une pensée de l’émergence qui puise sa force expressive et son urgence dans les différentes vies du son.

S’en suivra l’expérience temporelle Chronostasis de la Compagnie d’Autres Cordes, dont Franck Vigroux et Antoine Schmitt se font les oracles.

À la croisée des sens, « *la chronostase est une illusion cérébrale touchant les neurones dédiés à la prédiction immédiate du futur et à l’écoute de la musique, pendant laquelle le temps semble s’arrêter. » Mais, comme nous l’indiquent encore les deux interprètes, « *le temps est élastique et un élastique étiré reprend toujours sa longueur initiale. Chronostasis pousse cette logique à son terme en dilatant à l’extrême un instant présent catastrophique, par des étirements et des inversions du temps sur toute la durée de la performance. L’instant présent se fige et se diffracte indéfiniment, le passé et le futur cessent d’exister. »

*notice rédigée par la Cie d'Autres Cordes

Benoît Sitzia

Directeur et programmateur du Festival INNOVASOUND

Electro A - par erikm

Les sons et les matériaux sonores utilisés pour ElectroA sont issus des récents travaux qu’eRikm a composés. Le réemploi de ces objets sonores dans l’intervalle d’une improvisation libre aboutit à une composition jouée en temps réel. Délaissant volontairement les vinyles, eRikm fusionne sons électroniques et de synthèses, sons anecdotiques et instrumentaux en un seul flux.

Matière sonore pré-narrative, nourrie d’urgence, comme si abandonner le geste du platiniste l’obligeait à puiser la musique à la seule source de la pensée.


Chronostasis - compagnie d'autres cordes

Les neurones impliqués dans l’écoute de la musique sont les mêmes que ceux dédiés à la prédiction immédiate du futur. La chronostase est une illusion cérébrale qui correspond à ces moments dans lesquels le temps semble s’arrêter. Par ailleurs, les équations fondamentales de la physique ne dépendent pas du temps : tout pourrait se passer exactement de la même manière si le temps passait à l’envers.

La performance A/V Chronostasis pousse cette logique à son terme en dilatant à l’extrême un instant présent catastrophique, par des étirements et des inversions du temps sur toute la durée de la performance. La musique constituée de matériaux électroniques, accords et drones, agglomère et dissocie des déphasages, ralentissements, accélérations et autres micro variations harmoniques. 

L’instant présent se fige et se diffracte indéfiniment, le passé et le futur cessent d’exister.

Distribution
eRikmcd-j & électronique

eRikm©Karel_Šust_01

©Karel Sust

eRikm est un compositeur, musicien improvisateur et plasticien, née en 1970 à Mulhouse. Il vit en France, à Marseille.

Depuis 1992, eRikm étend son terrain d’expérimentation artistique sur les scènes internationales. Attentif au maintien de la fusion entre pensée, instinct et sensibilité, il ose la simultanéité des pratiques et la mise en tension de différents modes de composition, dans et avec tous les langages. Depuis son expérience première dans les arts plastiques et visuelles, il prend le risque d’échapper à toute tentative de catégorisation hâtive. Très vite considéré comme un virtuose des dispositifs électroniques et des arts sonores (1994), eRikm traverse les mondes-systèmes dits «indépendants», «institutionnels» et les territoires (France – International). Dans le même temps (1997), il développe une approche ouvertement prospective du médium technologique, à la fois comme outil de développement d’un modèle économique et comme instrument de création, de production, de diffusion. Un processus qui ne cesse jamais de traiter les matières sonores comme un organisme vivant, en mutation permanente, exposé au risque de l’accident comme à celui du ravissement et de l’unisson. Parce qu’il fait jouer tous les contraires dans la démarche d’improvisation, ce geste s’inscrit au plus haut des expressions d’intensité, misant à la fois sur sensation et entendement, farce et gravité, instinct et anticipation. Ses œuvres mettraient alors en tension l’intime et le politique, le populaire et le savant, mais sans démonstration, plutôt à partir de courts-circuits, de matériaux (dé)générés en live - de la référence au bruit; comme autant de façons de saisir chaque instant sur le vif. Au fil du temps, les rencontres et collaborations s’impulsent naturellement avec des publics et des tempéraments: Luc Ferrari, Christian Marclay, Mathilde Monnier, Fm Einheit, Thurston Moore,Les Percussions de Strasbourg... Autant d’heureuses «co-incidences» qui marquent cette recherche instinctive de transmutation, ces jeux sur plusieurs plans. Depuis 1997, seul ou accompagnés, eRikm se déplace pour jouer (5 à 7 projets «on tour») ou conçoit des œuvres spécifiques, transversales, pour des espaces et des commandes (discographiques, radiophoniques, installations, vidéos...). Entre ces temps, irriguant l’émergé, les fragments les plus personnels continuent de s’assembler pour construire, à partir notamment de quelques-uns de ses arts premiers (photographies, dessins, objets plastiques, vidéo), une vision kaléidoscopique singulière. In fine, tout son travail résonne certainement de ses recherches en bordure des sciences et d’une poésie curieuse du monde. eRikm est administré par la structure Machette production, à Strasbourg. La musique est distribuée physiquement dans le monde principalement par les distributeurs: Metamkine / Orkestra / Digital narcis / Forced exposure / HMV / Staalplaat / Japanimprov... Le travail de l’image et de la vidéo est distribué par la structure Light cone à Paris.

Franck Vigroux - Compagnie D'Autres CordesMusique live

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Le musicien/compositeur français Franck Vigroux est un artiste aux multiples facettes dont les œuvres vont de la musique électronique électroacoustique et expérimentale à la composition moderne, l’improvisation, les œuvres radiophoniques, l’avant rock, et au-delà.

D’abord connu comme guitariste, il manipule aussi l’électronique et les platines tournantes, et a composé des œuvres pour des ensembles classiques contemporains. Il est également prolifique en tant qu’artiste solo et collaborateur, et a travaillé avec Elliott Sharp, Zeena Parkins, Mika Vainio, Reinhold Friedl (Zeitkratzer), et de nombreux autres. La musique de Franck Vigroux est faite de tensions tectoniques, de rythmes, de textures électroniques et d’une approche très personnelle de l’exploration sonore. Le caractère unique de Vigroux vient de son approche artistique qui intègre les nouveaux médias et les arts de la scène. Il conçoit des spectacles transdisciplinaires et des concerts audiovisuels, collaborant avec des artistes visuels tels que Antoine Schmitt et Kurt d’Haeseleer. Les disques de Vigroux ont été publiés sur DAC Records, Leaf, Cosmo Rhythmatic, Monotype, Radio France, Erototox, Aesthetical.

Antoine Schmitt - Compagnie D'Autres CordesImages live

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Artiste plasticien, Antoine Schmitt crée des oeuvres sous forme d’objets, d’installations et de situations pour traiter des processus du mouvement et en questionner les problématiques intrinsèques, de nature plastique, philosophique ou sociale. Héritier de l’art cinétique et de l’art cybernétique, nourri de science-fiction métaphysique, il interroge inlassablement les interactions dynamiques entre nature humaine et nature de la réalité. À l’origine ingénieur programmeur en relations homme-machine et en intelligence artificielle, il place maintenant le programme, matériau artistique contemporain et unique par sa qualité active, au coeur de ses créations pour révéler et littéralement manipuler les forces à l’oeuvre. Avec une esthétique précise et minimale, il pose la question du mouvement, de ses causes et de ses formes. Antoine Schmitt a aussi entrepris d’articuler cette approche à des champs artistiques plus établis comme la danse, la musique, le cinéma, l’architecture ou la littérature, et a collaboré avec Franck Vigroux, Atau Tanaka, Vincent Epplay, Jean-Jacques Birgé, Delphine Doukhan, K.Danse, Patrice Belin, Don Nino, Cubenx, Alberto Sorbelli, Matthew Bourne, Hortense Gauthier... Comme théoricien, conférencier et éditeur du portail gratin.org, il explore le champ de l’art programmé.

Son travail a reçu plusieurs prix dans des festivals internationaux : transmediale (Berlin, second prize 2007, honorary 2001), Ars Electronica (Linz, second prize 2009), UNESCO International Festival of Video-Dance (Paris, first prize online 2002), Vida 5.0 (Madrid, honorary 2002), CYNETart (Dresden, honorary 2004), medi@terra (Athens, first prize 1999), Interférences (Belfort, first prize 2000), et a été exposé entre autres au Centre Georges Pompidou, au Musée des Arts Décoratifs (Paris), à Sonar (Barcelone), à Ars Electronica (Linz), au Centre d’Art Contemporain de Sienne, au Musée d’Art Contemporain de Lyon, aux Nuits Blanches (Paris, Amiens, Metz, Bruxelles et Madrid). Il fait partie des collections des fondations Artphilein (CH), Fraenkel (USA), Meeschaert (FR), Société Générale (FR), de l’Espace Gantner (Bourogne, FR), du Cube (Issy-Mx, FR), du Fond Municipal d’Art Contemporain (FMAC) de Paris...